État actuel des marchés de l’habitation canadiens – juin 2020

Le mercredi 15 juillet, L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) a publié ses statistiques nationales sur le marché de l’habitation pour le mois de juin, troisième mois complet depuis le début de la pandémie de la COVID-19.

Bien que les restrictions s’assouplissent graduellement un peu partout au pays, l’incertitude persiste dans le secteur immobilier. Dans ce texte, Shaun Cathcart, économiste principal de l’ACI, fait le point sur l’état actuel des marchés de l’habitation au Canada et explique ce que les données signifient pour les membres.


Les statistiques sur l’habitation en juin 2020 en surprendront plusieurs. Les ventes résidentielles, les nouvelles inscriptions et le prix moyen des propriétés canadiennes ont tous atteint les niveaux d’avant la pandémie de la COVID-19.

Depuis avril 2020, les ventes ont augmenté de 150 %, et de 15 % depuis juin 2019. Bien que les résultats de juin soient revenus à des niveaux normaux, le marché de l’habitation, tout comme notre mode de vie d’ailleurs, demeure incertain.

La hausse pourrait être attribuable à de l’activité refoulée, mais il faudra attendre pour le savoir. Une grande incertitude plane sur le reste de l’année, mais les analyses quotidiennes révèlent que les résultats de juillet seront, pour le moindre, meilleurs que ceux de juin.

Comme cette reprise d’activités en V est sensiblement la même un peu partout, ce n’est pas de l’aspect régional dont il faut tenir compte, mais du fait que la reprise est stimulée par l’offre et non la demande.

Globalement, l’offre est tombée à son plus faible niveau en 16 ans, et les nombreuses nouvelles inscriptions se vendent donc très rapidement. De plus, de nombreuses régions au pays connaissent toujours des situations d’offres multiples.

Plusieurs des tendances observées au printemps avant que la COVID-19 frappe se confirment, ce qui explique les prix.

Le rapport inscription/prix de vente démontre clairement un redressement du marché, tout comme la reprise des inscriptions et des ventes. En juin 2020, l’IPP MLS® a augmenté de 0,5 % par rapport au mois de mai. Des 20 marchés que l’indice mesure, 17 ont affiché une hausse d’un mois à l’autre. Une hausse de 5,4 % a été enregistrée comparativement à l’an dernier.

Dans l’ensemble du pays, on constate un retour à l’état avant le confinement, du moins pour l’instant.

Bien que Vancouver et Toronto ne connaissent pas encore une hausse des prix, ce n’est pas le cas dans les régions avoisinantes. Calgary continue de battre de l’aile, tandis qu’ailleurs dans les Prairies, les prix demeurent stables. On note de plus un accroissement des prix dans le Greater Golden Horseshoe près de Toronto. Encore plus à l’est, à Ottawa, Montréal, Québec et Moncton, les prix ont maintenu leur croissance au cours de cette période, quoiqu’à un rythme plus lent qu’avant.

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Somme toute, les résultats révèlent un retour à l’état antérieur à la COVID-19. Bien que nous ayons l’impression que cette reprise a été très longue, nous n’en sommes qu’au début des répercussions économiques à long terme.

Nous devons donc à ce stade-ci faire preuve d’un optimisme prudent; les chiffres étant meilleurs que prévu. Reprenez vos activités, soyez prudents, croisez vos doigts et restez à l’écoute. On se retrouve au mois d’août!

Pour une analyse plus détaillée des statistiques nationales pour le mois de juin, visitez visitez creastats.ca.

En tant qu’économiste principal, Shaun Cathcart fournit des renseignements sur le marché de l’habitation aux chambres, associations, membres et intervenants de l’immobilier. Il passe la majeure partie de son temps à analyser les tendances du marché canadien de l’habitation et à écrire sur le sujet. Dans ses temps libres, on peut le voir à bicyclette, au terrain de volleyball ou heureux de passer du temps avec sa famille.


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