La communauté immobilière peut aider les survivantes de violence familiale à surmonter les problèmes de logement

Rédigé par Dena Sicard, agente immobilière chez Royal LePage Frank Real Estate.

À titre d’agente immobilière, mon travail consiste à aider mes clients à trouver l’endroit parfait où vivre. Malheureusement, chaque soir, au Canada, environ 6 000 femmes et leurs enfants trouvent refuge dans des foyers d’accueil pour femmes parce qu’il n’est plus sécuritaire pour eux de demeurer à la maison. Au même moment, 300 personnes essuient un refus chaque soir parce que tous les refuges débordent. Plus tragique encore est le fait qu’en moyenne, au Canada, une femme est tuée tous les six jours par son conjoint ou ex-conjoint. Dans de nombreux cas, les femmes se dirigent vers un refuge parce qu’elles craignent pour leur vie.

Personnellement, je connais tous les sentiments associés à l’horreur que ces femmes vivent, car, malheureusement, je suis une survivante de violence familiale. À 21 ans seulement, avec un bébé de huit mois, je suis allée frapper à la porte de l’un de ces refugeset je n’ai jamais eu de regrets. Ça nous a pris bien des années pour nous refaire une nouvelle vie. Le traumatisme de ce que nous avons enduré pendant ces années ne disparaîtra jamais, mais comme nous le savons tous, l’adversité sert de tremplin à la croissance personnelle.

Maintenant, je fais ce que je peux pour redonner. J’appuie fièrement la Fondation Un toit pour tous de Royal LePage. C’est pour cette raison que j’étais si ravie que l’ACI me demande de m’entretenir avec Shanan Spencer-Brown, directrice administrative de la Fondation Un toit pour tous de Royal LePage, au nom des tous les courtiers et agents immobiliers au Canada, pour discuter des problèmes de logement auxquels les victimes de violence familiale font face, et de la façon dont nous pouvons les aider.

Le portrait de la violence familiale au Canada que m’a brossé Shanan lors de notre entretien est triste, mais bien réel. La bonne nouvelle est que les courtiers et agents immobiliers d’un océan à l’autre peuvent s’engager et aider à améliorer la situation des survivantes de violence familiale dans leur collectivité. J’ai entendu Shanan expliquer comment nous pouvons agir comme alliés aux refuges, et j’adore ce concept. Voici comment faire :

  • Nous pouvons tirer profit des excellents réseaux de défense des intérêts de la communauté immobilière et réclamer plus de logements sécuritaires et abordables. De cette façon, davantage d’options s’offriront aux femmes et aux enfants qui s’apprêtent à quitter un refuge, et ainsi donner leur place aux personnes qui en ont besoin.
  • Nous pouvons combler les lacunes au niveau du financement des refuges pour femmes en les appuyant financièrement, soit en versant des dons ou en organisant diverses campagnes de collecte.
  • Nous pouvons dénoncer les situations de violence ou d’abus que nous observons dans nos collectivités.
  • Nous pouvons éduquer nos jeunes afin qu’ils développent de saines relations, ce qui brisera le cycle de la violence familiale au Canada.

Personne n’est à l’abri de la violence familiale, et les personnes qui en sont victimes méritent notre aide et nos encouragements. Elles doivent savoir qu’un avenir plus radieux les attend. Pendant la Semaine REALTORS Care®, et tout le reste de l’année, continuons à leur montrer que la communauté immobilière les appuie à 100 %.

Dena Sicard est agente immobilière chez Royal LePage Frank Real Estate à Whitby, en Ontario. Elle a suivi les formations menant aux titres Accredited Buyer’s Representative (ABR®) et Seniors Real Estate Specialist (SRES®). De plus, elle a reçu un prix d’excellence en service à la clientèle de Royal LePage et est fière lauréate d’un prix de distinction de la SCHL. Dena appuie avec enthousiasme la Fondation Un toit pour tous de Royal LePage et a participé aux activités de collecte de fonds de la Fondation, notamment le Défi Machu Picchu (2015), le Défi Islande (2017) et le Défi Désert du Sahara (2019).


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