Le ralentissement économique de la Chine représente-t-il un danger pour l’immobilier canadien? Pas vraiment!

À titre d’agente immobilière œuvrant à Vancouver, je dessers une large clientèle provenant de partout au monde, y compris des acheteurs et propriétaires-vendeurs de la Chine1. Les gens me demandent souvent mes prédictions quant aux investissements des Chinois dans l’immobilier canadien. Je ne suis pas économiste, mais je ne crois pas devoir l’être pour donner mon opinion : la Chine demeurera une force majeure et positive d’investissements au Canada dans un avenir proche.

La Chine est devenue la deuxième économie en importance au monde. Cependant, en octobre dernier, le Financial Times rapportait que la Chine avait surpassé les États-Unis en matière de produit intérieur brut (PIB), fondé sur la parité des pouvoirs d’achat (PPA), ce qui en fait l’économie la plus importante selon cette mesure. En 2014, la Chine a atteint 17,6 milliards de dollars ou 16,48 pour cent du PIB mondial ajusté au pouvoir d’achat, tandis que les États-Unis ont atteint un peu moins, soit 16,28 pour cent ou 17,4 milliards de dollars.

Les économistes prévoyaient un ralentissement en Chine pendant la transition d’une économie fondée sur la fabrication à une économie fondée sur les services aux consommateurs. Pourtant, on compte encore aujourd’hui 500 millions de personnes de la classe moyenne en Chine, et ce chiffre augmente chaque année.

Tandis que de nombreux pays dans le monde ont connu un ralentissement économique, il importe de se rappeler que la Chine est le troisième pays en importance quand il s’agit d’investissements directs à l’étranger, précédée des États-Unis et du Japon. Les sociétés d’État étaient à l’origine des vagues précédentes d’investisseurs chinois à la recherche de ressources en Afrique et en Amérique latine. Toutefois, de nos jours, les pionniers sont souvent des sociétés privées recherchant des marques, du talent et de la technologie à importer sur le marché chinois.

Le Business Times a rapporté que les investissements directs à l’étranger ont augmenté de 21,6 pour cent durant les neuf premiers mois comparativement à l’année dernière, pour atteindre 75 milliards de dollars, et qu’ils étaient en bonne voie de surpasser 130 milliards de dollars. En Afrique, en Amérique latine, aux États-Unis, en Europe et au Canada, les investisseurs chinois riches en argent envahissent déjà le marché immobilier. On en a vu un exemple notoire plus tôt cette année lorsqu’un promoteur immobilier de la Chine a acheté une ville fantôme en Colombie-Britannique (article en anglais) pour un peu moins qu’un million de dollars.

Malgré la croissance relativement modérée (si nous pouvons qualifier de « modérée » une croissance prévue de quatre pour cent en 2015), on compte encore des réserves de change de quatre milliards de dollars, administrées par le gouvernement. Comme la politique de Beijing appuie les acquisitions à l’étranger et de nouvelles mesures introduites pour assouplir les approbations nécessaires aux grandes transactions d’investissements de plus de 100 millions de dollars, il y a un potentiel énorme d’un flux encore plus important d’investissements à l’étranger.

La hausse d’investissements à l’étranger au cours de la dernière décennie a été remarquable. En 2002, les investisseurs chinois ont dépensé à peine 2,7 milliards de dollars en acquisitions et projets de terres incultes. Toutefois, en 2013, le total a augmenté de 40 fois pour atteindre 108 milliards de dollars. Même si les données de 2014 n’ont pas encore été publiées, les experts s’attendent à ce que les investissements à l’étranger s’élèvent à près de 130 milliards de dollars.

Que pense donc de l’avenir des investissements chinois dans l’immobilier canadien la non économiste et agente immobilière que je suis? Je vais laisser les faits parler d’eux-mêmes!

1Note de la rédaction : Selon le Sondage des membres de l’ACI 2013, à peu près trois membres sur dix (31,4 %) ont travaillé avec des clients internationaux en 2012. La Chine était le principal pays d’origine de ces mêmes clients internationaux (21,4 %).

Tina Mak, une agente immobilière chez Coldwell Banker Westburn Realty, a émigré de Hong Kong en 1991 et a eu le coup de foudre pour la côte ouest du Canada. Tina est présidente fondatrice du Asian Real Estate Association of America (AREAA) et présidente du International Committee 2015 de l'AREAA, section de Vancouver, ainsi que du comité international de l'ACI. Elle est conférencière, auteure et animatrice à la radio, et Inman News l’a reconnue parmi les 100 dirigeants de l’immobilier les plus influents en 2012 et 2013. Parmi ses nombreux talents, Tina parle également le cantonais, le mandarin et l'anglais.


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