Pleins feux sur Georges Couillard, ancien président de l’ACI (1975)

Il est tout à fait naturel que la brillante carrière de Georges Couillard pendant 45 ans dans l’immobilier ait vu le jour au Québec, dès son enfance, dans le salon de la résidence familiale.

Dans sa jeunesse, il n’était pas rare pour Georges de voir sa mère prendre part à des transactions immobilières familiales.

« Elle a toujours aimé les grandes maisons et les choses imposantes, et c’était moi qui l’accompagnait dans ses activités », fait remarquer M. Couillard, dans la salle commune du Centre de santé Perley-Rideau pour anciens combattants (Ottawa), que ce nonagénaire alerte et plein d’esprit considère comme son domicile.

« C’est à ce moment-là que je me suis tourné vers le secteur de l’immobilier et abandonné celui de la construction. »

Cela s’est produit dans les années 1950, à une époque où les maisons unifamiliales novatrices commençaient à dominer le paysage du logement, surtout dans les banlieues.

On croirait que M. Couillard aurait eu une carrière lucrative à titre d’agent immobilier, mais il pouffe de rire lorsqu’on lui demande combien de maisons il a vendu en fait.

« Je n’en ai pas vendu tellement. Lorsque je m’occupais de la formation d’évaluateurs, je leur confiais la vente de quelques maisons. »

Couillard préférait consacrer une grande part de sa carrière à apprendre le métier. Il a reçu de la formation, pris part à des colloques et présenté des conférences sur l’évaluation et la gestion. Il a perfectionné ses connaissances de ce secteur en constante évolution.

Un des changements les plus significatifs dans le secteur de l’immobilier commercial au début de sa carrière, dit-il, fut l’arrivée des centres commerciaux dans les années 1950 et 1960.

« Nous nous sommes renseignés à leur sujet, nous les avons étudiés et nous avons travaillé dans ces centres. Aujourd’hui, en 2016, certains de ces centres commerciaux sont superflus. »

Selon le Rapport sur les tendances en consommation de 2013, les centres commerciaux ont cessé de s’accroître au Canada, en raison du manque de locaux commerciaux accessibles pour la vente au détail.

« Nous ne les construirions pas de cette façon aujourd’hui », fait remarquer M. Couilllard. « Ces centres sont très dynamiques, et il est difficile de les saisir. »

Ses vastes connaissances de l’immobilier lui ont été profitables lorsqu’en 1974, M. Couillard fut élu vice-président de l’Association canadienne de l’immeuble (ACI), et par la suite, président de cette même association en 1975.

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« Nous avons bâti la société dont nous jouissons aujourd’hui dans les années 1970, à partir de la confiance mutuelle qui existait entre toutes les composantes à l’échelle du pays », a dit M. Couillard à son auditoire – tel que relevé dans une transcription de son premier discours public à titre de président, au congrès annuel de l’Association immobilière de l’Alberta, tenu le 8 novembre 1974.

« Il nous faut préserver ce que nous avons bâti… Lorsque je constate les problèmes que notre pays a réussi à surmonter – et j’ai lu beaucoup de textes d’histoire – je me rends compte que les problèmes d’aujourd’hui ne sont pas bien différents de ceux que nous avons déjà réglés. Ils sont un peu plus complexes, c’est tout. Je crois qu’en nous renseignant à leur sujet, nous découvrirons ce qu’ils sont et les mesures à prendre pour trouver des solutions. »

Pour M. Couillard, ces paroles ont encore un sens aujourd’hui, si bien qu’il insiste pour dire qu’il est important que les professionnels de l’immobilier fassent tout leur possible pour pousser leurs connaissances du secteur.

Il a transmis cette croyance à l’un de ses fils, qui pratique l’immobilier à San Francisco.

« Nous tentons d’intéresser une troisième génération à l’immobilier maintenant. Cela s’est produit de manière tout à fait fortuite », ajoute-t-il, en lançant un sourire désarmant.

Lorsqu’il regarde en arrière au temps qu’il a passé comme président, M. Couillard avoue que ce dont il est le plus fier est la part qu’il a jouée dans l’aménagement du siège social de l’ACI, de Toronto à Ottawa.

« Je crois que cela s’imposait, puisque je crois sincèrement que l’ACI a l’obligation d’assurer une  présence soutenue auprès du gouvernement », affirme-t-il.

À l’époque, l’effectif de l’ACI s’élevait à un peu plus de 30 000 courtiers et agents immobiliers. Aujourd’hui, elle compte plus de 100 000 membres. M. Couillard est heureux de voir que le secteur de l’immobilier est en pleine croissance, et il continue de s’y intéresser de près.

« Il s’agit d’un domaine que monsieur et madame tout le monde connaissent peu. Ils croient qu’ils le connaissent, mais c’est à ce moment-là qu’ils se tournent vers l’ « oncle Louis », celui avec qui ils communiquent dans le but de conclure l’achat d’une maison, soit un voisin ou l’ami d’un ami. Ils se prennent pour des experts », ajoute-t-il. « J’ai passé la majorité de mon temps à parfaire mes connaissances. »

Plus de 40 ans après avoir été nommé président, il s’intéresse toujours à offrir quelques conseils au président en fonction, Cliff Iverson.

« Accumulez le plus de connaissances possible et travaillez ensemble – établissez des rapports avec les gens », dit-il.

« Ma carrière dans l’immobilier m’a plu. Il y avait des hauts et des bas, mais c’est ça la vie. »

Matt Day a été journaliste multimédia reconnu sur le plan national, et il apporte cette expérience à L’Association canadienne de l’immeuble, où il occupe le poste de conseiller en Communications. Matt offre du soutien professionnel en matière de rédaction, de médias numériques et de communications à l’ACI et participe à la création de contenu stimulant pour les médias sociaux. Au Café ACI, il écrit régulièrement des articles intéressants et divertissants pour les détenteurs du titre REALTOR®. Matt est photographe professionnel, mais il rêve de devenir une vedette du rock. Il s’adonne aussi au vélo de montagne, au ski et à la randonnée pédestre, et ne jure que par l’utilisation de la virgule de série.


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