Plus de 90 ans et toujours actifs : voici les membres qui refusent de ralentir

Lorsque Harry Backlin a quitté Vancouver pour entamer une nouvelle carrière, en 1975, alors qu’il avait 46 ans, il a précieusement conservé son cadeau de départ : une enseigne décorative sur laquelle étaient gravés les mots « Vieillir ensemble — le meilleur est à venir ».

L’homme d’affaires traversait une période d’incertitude; il était sur le point de tenter sa chance à Prince George, en Colombie‑Britannique, aux côtés de son épouse, Maybelle. Pour sa part, il connaissait bien le potentiel de cette ville intermédiaire, mais qui d’autre pouvait en dire autant?

Près de 45 ans plus tard, M. Backlin, aujourd’hui âgé de 90 ans, peut facilement dire qu’il a connu ses meilleures années alors qu’il a contribué à bâtir une ville dans le Nord de la province. Il l’a fait en vendant des propriétés dans le secteur immobilier commercial, pendant la moitié de sa vie.

Harry Backlin
Harry Backlin.

« Me voici aujourd’hui : je suis en bonne santé, mon cellulaire est ouvert sept jours sur sept, j’adore mon travail, et je ne cesserai pas de mettre en valeur Prince George, parce que tout ce qu’une personne peut souhaiter avoir, elle le trouvera dans cette ville », dit M. Backlin, sur un ton si joyeux que le sourire paraît dans sa voix au téléphone.

Le secteur immobilier était très rudimentaire aux débuts de M. Backlin, mais certaines de ses techniques ont résisté au temps. Par exemple, il évite à tout prix les conversations en ligne — « J’ai appris, il y a très longtemps, que la communication directe, en personne, produit les meilleurs résultats » — et tous ses formulaires sont fixés au mur au lieu d’être sauvegardés dans un fichier sur son ordinateur.

«Poursuivez votre carrière en immobilier si vous aimez améliorer votre communauté et aider les autres à atteindre leurs objectifs. »

- Harry Backlin

Cependant, sa méthode est efficace. Des 192 demandes de développement commercial qu’il a présentées au conseil municipal, M. Backlin dit qu’il peut compter sur les doigts d’une main celles qui n’ont pas été approuvées. Il a aidé des géants commerciaux comme Costco, Dunkley Lumber et l’hôtel Sandman à s’installer en ville, mais aussi des dizaines et des dizaines d’entreprises familiales. D’ailleurs, il a contribué à l’installation du restaurant Moxie’s Grill and Bar, où il a récemment célébré son 90e anniversaire, avec un groupe de 80 personnes constitué de ses amis les plus proches, les membres de sa famille, des contacts professionnels et même quelques personnalités politiques.

« L’âge n’est qu’un chiffre lorsqu’on fait un travail absolument merveilleux. C’est ce que je dis à tous les jeunes du bureau : poursuivez votre carrière en immobilier si vous aimez améliorer votre communauté et aider les autres à atteindre leurs objectifs. »

Avant de se joindre à Royal LePage Prince George, au début de cette année, M. Backlin travaillait pour les agences Coldwell Banker et Century 21. En 1981, il a reçu le prix Centurion de Century 21 pour avoir réalisé les meilleures ventes dans la catégorie 5 M$ à 7,5 M$. Dans ses temps libres, il se consacre à la paroisse ukrainienne catholique de Saint-Georges, et ce, depuis 45 ans. Il redonne sans arrêt à sa communauté, et il a même déjà été un artiste peintre accompli.

La vaste expérience que M. Backlin a acquise dans l’immobilier, et dans la vie, lui sert souvent au bureau.

« Je me lève pour donner et m’investir du mieux que je peux, parce que le soir, je veux dormir comme une bûche », dit‑il avant d’ajouter « Pour réussir dans ce domaine, il faut garder à l’esprit que le passé est un chèque annulé — ça ne vaut rien. Le futur est un billet à ordre — qui sait ce que vous allez recevoir? Mais le présent, c’est comme de l’argent comptant — il faut l’utiliser sagement. Si vous pensez comme ça, vous vous rendrez à 95 ans et vous conduirez une Lamborghini. »


Daniel Gargerella
Daniel Gargarella.

À 95 ans, Daniel Gargarella vend toujours des propriétés, et même s’il ne possède pas une Lamborghini, il n’hésite pas à faire remarquer qu’il est au volant de sa vie depuis qu’il s’est consacré à une carrière en immobilier, en 1948.

« Je vous laisse les imaginer », répond‑il avec un petit rire, lorsque nous lui avons demandé si une collection de voitures exotiques se cache dans son garage.

Tout comme M. Backlin, M. Gargarella s’inspire de décennies d’expérience en immobilier pour conseiller ses collègues plus jeunes, au bureau de Royal LePage Elite Realty, à Mississauga, en Ontario.

« Je conseille aux agents ici de servir les clients convenablement, quelle que soit la situation. De forger de solides relations avec eux, de leur offrir un service professionnel, avec intégrité et avant tout avec franchise », dit‑il. « Il faut aussi collaborer avec vos confrères et unir vos efforts. »

Gargarella a choisi l’immobilier après avoir servi quelques années dans l’armée et au sein de la Police provinciale de l’Ontario. Il mentionne toutefois que le salaire ne lui convenait pas.

« Nous recevions une paie de 60 $ par semaine » dit‑il, et ajoute que ce montant ne suffisait pas pour subvenir à ses besoins, à ceux de son épouse, Evelyn, puis à ceux du premier de leurs trois enfants.

Il a gravi les échelons de l’immobilier et a fini par ouvrir sa propre agence, à Etobicoke, en Ontario. Là, il a réalisé les meilleures ventes, dans un secteur central en plein essor d’Etobicoke.

« L’âge ne veut rien dire. Le fait d’exercer un travail que j’adore me donne la force de continuer. En ce moment, à 95 ans, je me sens au sommet de ma carrière. »

- Daniel Gargarella

« Il était incontestablement le meilleur de la communauté, et il a dominé le marché pendant de nombreuses années », affirme Vince Tersigni, propriétaire de l’agence Royal LePage Elite Realty et ami de longue date de M. Gargarella.

Il a été directeur de la Toronto Real Estate Board pendant quatre ans, dans les années 1970, et a déjà dirigé le comité des normes professionnelles.

À la suite du décès de son épouse, en 1980, M. Gargarella a dû concilier sa carrière très exigeante et son rôle de père de trois enfants.

« [Il] n’a jamais abandonné », dit M. Tersigni. « Il a relevé le défi et a pris soin de ses enfants pendant qu’il travaillait. Je me souviens qu’il déjeunait avec son fils chaque matin, jusqu’à son décès, à la fin de la quarantaine.

Il est un exemple à suivre, autant dans le secteur immobilier que dans ses relations avec ses collègues.

Gargarella n’a pas peur de suivre les tendances et adopte avec fierté les nouvelles technologies. Il admire le travail qu’effectue L’Association canadienne de l’immeuble (ACI) pour aider ses membres, et trouve que la nouvelle apparence de REALTOR.ca est une amélioration profitable pour tous.

« Nous recevons d’excellents rapports de l’ACI, de la chambre de Toronto [TREB] et de l’association provinciale [OREA] pour nous aider, car le secteur a connu d’importantes avancées », dit‑il.

« L’époque où nous vendions une maison unifamiliale à Toronto pour 35 000 $ et où nous postions des documents aux clients est loin derrière nous. Si vous voulez réussir, vous devez continuellement vous perfectionner », dit‑il.

« Suivez des cours, assistez à des congrès, n’ayez pas peur de la technologie… Je continuerai à fonctionner de cette façon, et j’avancerai aussi longtemps que le Bon Dieu me le permettra. »

« L’âge ne veut rien dire. Le fait d’exercer un travail que j’adore me donne la force de continuer. En ce moment, à 95 ans, je me sens au sommet de ma carrière. »

Matt Day a été journaliste multimédia reconnu sur le plan national, et il apporte cette expérience à L’Association canadienne de l’immeuble, où il occupe le poste de conseiller en Communications. Matt offre du soutien professionnel en matière de rédaction, de médias numériques et de communications à l’ACI et participe à la création de contenu stimulant pour les médias sociaux. Au Café ACI, il écrit régulièrement des articles intéressants et divertissants pour les détenteurs du titre REALTOR®. Matt est photographe professionnel, mais il rêve de devenir une vedette du rock. Il s’adonne aussi au vélo de montagne, au ski et à la randonnée pédestre, et ne jure que par l’utilisation de la virgule de série.


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