Pourquoi de plus en plus de Canadiens choisissent de vivre en cohabitation multigénérationnelle

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La cohabitation multigénérationnelle — quand deux ou trois générations d’une même famille vivent sous le même toit — est de plus en plus populaire au Canada, et le marché de l’immobilier en prend note.

Selon Statistique Canada, les ménages multigénérationnels sont le type de ménage qui connaît la plus forte croissance au pays. Entre 2001 et 2016, ils ont augmenté de 37,5 %, ce qui est bien au-dessus de la croissance médiane (21,7 %) pour l’ensemble des ménages.

Que ce soit le vieillissement de la population (plus d’aînés vivent avec leurs enfants et leurs petits-enfants) ou l’augmentation de l’immigration, plusieurs facteurs influencent la demande.

« C’est une sorte de retour dans le temps quand les parents vivaient chez les enfants », explique Pauline Aunger, membre de l’ACI, propriétaire d’agence et ancienne présidente de L’Association canadienne de l’immeuble (ACI). « On voit par exemple un parent veuf qui vient habiter chez son enfant. »

De plus en plus, des retraités vendent leur propriété et emménagent dans un appartement accessoire chez leurs enfants, jouant ainsi un plus grand rôle dans la vie de ceux-ci et dans celle de leurs petits-enfants.

Bien que les foyers multigénérationnels abritent le plus souvent des enfants et leurs parents âgés, d’autres agencements — frères, sœurs, membres de la famille élargie comme des cousins – font partie de ce phénomène croissant.

Les familles autochtones et immigrantes, qui représentent une partie grandissante de la population canadienne, sont plus susceptibles de vivre sous un même toit avec des membres de leur famille élargie. En 2016, les ménages multigénérationnels étaient les plus répandus au Nunavut (12,2 %), dans les Territoires du Nord-Ouest (4,3 %), en Ontario (3,9 %) et en Colombie-Britannique (3,6 %).

Les deux marchés en importance pour ce type de ménage sont Toronto et Vancouver. Outre leur nombre élevé d’immigrants, ces deux villes présentent les marchés du logement les plus coûteux au Canada. Le partage des dépenses offre donc une solution financièrement sensée.

Les constructeurs répondent à la demande en bâtissant des maisons adaptées à la cohabitation multigénérationnelle. « Nous voyons un avantage certain à offrir des options de cohabitation multigénérationnelle à nos clients », explique Justin Castelino, responsable du marketing pour Brookfield Residential, à Calgary.

Selon M. Castelino, les logements complets au sous-sol sont populaires parce que les locataires conservent leur indépendance tout en faisant partie de la maison. En plus d’avoir habituellement une entrée séparée, ces logements comprennent une cuisine, une salle de bains complète, des chambres et un salon.

Les clients potentiels peuvent utiliser les filtres de recherche sur REALTOR.ca afin de trouver des propriétés au moyen de mots-clés précis comme accès par fauteuil roulant ou appartement accessoire, etc. Assurez-vous d’inclure ces mots-clés dans la description de vos inscriptions.

La cohabitation multigénérationnelle a bien des avantages. Elle consolide les liens familiaux et culturels, et rapproche les familles. Un autre atout indéniable : le coût. Le partage des dépenses peut en effet être très avantageux pour les grosses familles.

Il ne faut cependant pas perdre de vue les coûts associés à une maison aux configurations multiples assez grande pour accueillir une telle famille. Pour avoir une meilleure idée de ce qu’une famille peut payer, utilisez la calculatrice d’abordabilité de REALTOR.ca.

Par exemple, M. Castelino précise qu’un sous-sol fini classique coûte de 25 000 $ à 30 000 $, mais que l’ajout d’un logement indépendant avoisine plutôt les 40 000 $ à 50 000 $. Et bien sûr, des coûts additionnels, comme pour l’électricité, l’entretien et l’assurance, sont à prendre en compte.

En outre, plus le nombre d’habitants d’une maison est élevé, plus les défis sont grands; une patience d’ange est souvent nécessaire. Ce mode de vie convient donc mieux aux familles tissées serrées.

Avez-vous aidé une famille à trouver la propriété multigénérationnelle de ses rêves? Faites-nous part de votre expérience dans la section des commentaires ci-dessous.

Mario Toneguzzi réside à Calgary. C’est là qu’il exerce depuis 37 ans son métier de journaliste, de rédacteur et de chroniqueur pour un quotidien. Il a travaillé au Calgary Herald pendant 35 ans, couvrant les sports, les affaires criminelles, la politique, la santé, la vie urbaine, les manchettes et les affaires. Il travaille maintenant comme journaliste pigiste et comme consultant en communication et en relations avec les médias, notamment au niveau de la formation.


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