Réflexions d’un agriculteur membre de l’ACI sur la vente de la propriété centenaire de sa famille

Si trier une montagne de lampes anciennes, de phares avant brisés, d’équipement agricole ancien et rouillé et de magazines jaunis ne fait pas partie des tâches d’un agent immobilier, Gary Chambers l’a fait avec amour.

Lorsque ses parents ont quitté leur propriété vieille de près de 120 ans, plus tôt cette année, M. Chambers, membre de l’ACI et agriculteur de Drumheller en Alberta, a pris la dure décision de vendre la maison où il a grandi.

« C’est une décision qui n’a pas été facile à prendre », explique M. Chambers. « Un membre chargé de vendre une propriété se met à la place du vendeur. Il ressent les émotions que soulève la vente de la maison. Et celle-là, c’était une ferme centenaire concédée comme lot de colonisation en 1909. Elle avait toujours appartenu à la famille Chambers. »

« Les membres de l’ACI doivent prendre le temps d’écouter l’histoire qui se rattache à chaque propriété et de comprendre pourquoi le vendeur y est attaché. C’est ainsi qu’il pourra gérer la transaction avec empathie », précise M. Chambers.

  1. Chambers s’est occupé de la vente, mais toute la famille s’est ressentie du processus.

« La vente d’une propriété n’est jamais facile, surtout si nous y avons grandi, puisqu’elle est la toile de fond de tous nos souvenirs. La maison, qui avait appartenu aux Chambers pendant environ 120 ans, était chargée d’une telle histoire que tous les membres de la famille ont eu du mal à s’en détacher. »

Il se rappelle son père qui cultivait la terre, qui était resté pris dans les sables mouvants quelque part sur sa propriété de 320 acres et qui filait en motocross dans les champs.

Si M. Chambers continue d’exploiter la terre aujourd’hui, il a dû dire adieu aux bâtiments.

« Beaucoup de souvenirs et d’histoire y étaient associés. Il nous a fallu près d’un an pour y faire le ménage, parce que les agriculteurs d’autrefois conservaient chaque lampe, phare avant, pièce d’acier ou outil usé qui pouvait encore servir. En mettant de l’ordre dans ces bâtiments, nous avons trouvé des objets dont la plupart des gens, courtiers et agents y compris, n’auraient aucune idée de l’usage. »

Heureusement, il a pu conserver certains de ces plus précieux souvenirs. Il a également pu tirer une leçon de son expérience.

« C’est notre travail de faire abstraction de l’émotion que soulève la transaction, mais cela nous amène parfois à négliger l’empathie », explique M. Chambers.

Pour illustrer sa réflexion, il donne l’exemple du moment où il a dû décider du prix de l’inscription.

« J’ai eu du mal à ne pas fixer un prix supérieur à sa valeur, à ne pas demander le gros prix. C’était difficile de ne pas laisser mon bagage personnel influencer ma réflexion comme agent immobilier. »

  1. Chambers se rassure en se disant que sans habitants, une maison n’est qu’une coquille. « La majeure partie de l’an dernier, mes parents n’y étaient plus, ce qui a facilité les choses. Sans eux, ce n’était qu’une maison vide. »

En rétrospective, M. Chambers convient que le jour de la conclusion de la vente a été particulièrement difficile.

« La transaction occupe toutes nos pensées. Il y a tellement de détails à régler que c’est facile de penser à autre chose. Mais une fois la vente conclue, c’est fini. La maison n’est plus à nous. J’ai trouvé ce moment difficile à vivre, cette prise de conscience à la conclusion de la vente. »

La propriété de neuf acres appartient désormais à une jeune femme ayant adopté le mode de vie rural. Selon M. Chambers, elle élèvera du bétail, des poules, des chevaux et des moutons.

« Tout ce que nous souhaitions, c’était qu’une autre famille d’agriculteurs s’y établisse. Nous sommes donc ravis que sa nouvelle propriétaire planifie vivre de la terre », conclut M. Chambers.

À titre de gestionnaire, Communications, Michael Shaw gère une équipe dynamique et talentueuse de communicateurs et de spécialistes des médias sociaux. Qu’il s’agisse du contenu produit par l’équipe de l’ACI ou de REALTOR.ca, Michael l’a vu et l’a approuvé. Pendant ses moments libres, lorsqu’il ne s’occupe pas de sa fille, Michael aime voyager, voir des spectacles de musique et se détendre sur le quai.


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