Un journaliste est au téléphone, qu’est-ce que je fais?

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les journalistes ne sont pas toujours prêts à passer à l’attaque. En réalité, bien qu’il vaudrait mieux éviter certaines situations, il pourrait être avantageux pour vous de faire paraître votre nom et celui de l’agence dans un reportage.

Si vous êtes incertain comment procéder devant une exposition publique, voici quelques conseils à retenir si un représentant des médias communique avec vous.

Pourquoi cherche-t-on à me parler?

Un journaliste a plusieurs raisons de vouloir vous parler : vous reconnaître personnellement ou votre agence après avoir obtenu un prix, faire le suivi d’un communiqué de presse que vous avez envoyé au sujet d’un projet ou obtenir vos commentaires en tant qu’expert en la matière qu’il cherche à publier.

Il arrive souvent, lorsqu’un journaliste communique avec vous à titre d’expert dans votre domaine, qu’il cherche simplement à s’entretenir avec un représentant officiel d’une chambre immobilière ou d’une association provinciale ou nationale. Le plus souvent, les journalistes adoptent une approche à l’aveuglette lorsqu’ils sont à la recherche de commentaires; ils font plusieurs appels téléphoniques et laissent de nombreux messages, dans l’espoir qu’une personne acceptera de leur accorder une entrevue ou retournera leur appel avant l’échéance.

Évidemment, votre chambre immobilière et vos associations provinciale et nationale peuvent décider de ne pas retourner l’appel d’un journaliste, ou ont diverses raisons pour refuser. Typiquement, elles jugent que le sujet de discussion ne relève pas particulièrement de leur responsabilité. Je ne me souviens plus combien de fois un journaliste a demandé de parler à un représentant de l’ACI dans le seul but de l’informer que I’Association n’est pas un organisme d’octroi de permis, ni n’adopte-t-elle les lois régissant la vente de biens immobiliers dans l’ensemble du Canada. Cela m’amène à mon deuxième conseil.

Une femme ou un homme averti en vaut deux

Le conseil le plus important que j’ai à donner est que vous POUVEZ décliner une demande d’entrevue.

Bien sûr, avant d’accepter ou de refuser l’entrevue, vous pouvez toujours demander des renseignements supplémentaires. N’oubliez pas qu’il s’agit d’une négociation! Le journaliste veut parler à quelqu’un qui pourra s’exprimer publiquement et défendre un côté de la question et vous devrez donner votre consentement avant que l’entrevue puisse avoir lieu.

Gardez à l’esprit, cependant, qu’une discussion « officieuse » ou « confidentielle » n’existe pas. Vous pourriez croire que le journaliste à qui vous parlez est digne de confiance, mais n’oubliez pas que si vous dites qu’un fait est « confidentiel », il y a fort à parier que s’il s’agit d’un renseignement dont il pourrait profiter, le journaliste pourrait décider de le rendre public.

Des questions, des questions, et encore des questions

Avant de décider d’accorder l’entrevue, il y a plusieurs questions que vous devriez vous poser :

  • L’article vise-t-il un média local, provincial ou national? Certains organismes médiatiques confient certaines parties d’une nouvelle à des médias locaux.
  • L’entrevue sera-t-elle diffusée en direct ou enregistrée? Ne posez cette question que si la demande provient d’une chaîne télévisée ou d’une station de radio.
  • Quel article voulez-vous écrire au juste et quelle est ma place?
  • À qui d’autre parlerez-vous de cette histoire?
  • De combien de temps avez-vous besoin?

Dans le cadre de votre négociation, vous pouvez préciser les sujets ou questions auxquels vous êtes, ou n’êtes pas, prêts à répondre. S’il y a une question qui suscite des préoccupations, assurez-vous d’informer le journaliste, avant l’entrevue, de la raison pour laquelle vous n’y répondrez pas (par exemple, s’il s’agit d’une question d’ordre réglementaire ou d’octroi de permis, il vaudrait mieux que le journaliste s’adresse à l’organisme de réglementation).

La préparation est essentielle

Je vous suggérerais de prendre le temps de préparer quelques points de discussion pour aborder les thèmes ou questions dont le journaliste souhaite discuter.

Je ne peux pas surestimer à quel point il est important de pratiquer vos réponses – plus vous prendrez le temps de pratiquer (devant un miroir surtout), plus les points que vous avancerez ressembleront à une conversation plutôt qu’à des questions formulées à l’avance ou préétablies.

Au moment de l’entrevue

Un des meilleurs conseils qu’on m’ait donné au cours d’une séance de formation est de répondre à la question telle qu’elle est posée, et non celle à laquelle vous croyez qu’on vous demande. Écoutez attentivement la question, prenez le temps d’y réfléchir, puis répondez-y.

Un autre point important à se rappeler est que le sujet de l’entrevue, votre histoire – celle que vous êtes prêt à raconter, celle que vous avez préparée  – devrait être au cœur de l’article.

N’oubliez pas qu’en tant que membre de la communauté des courtiers et agents immobiliers, vous n’êtes jamais obligé de parler officiellement au nom de l’ensemble du secteur. Bon nombre de représentants ont reçu une formation à cette fin et ils ont l’appui de personnes comme moi.

Pierre Leduc, l’agent des relations avec les médias à l’ACI, facilite les rapports avec les médias en s’assurant de présenter avec exactitude l’information fournie par l’ACI, ou demandée à son sujet. Vous trouverez souvent Pierre en train de surveiller ce que disent les médias à propos de l’ACI et à fournir les nouvelles de l’immobilier dans son bulletin quotidien « Renseignez-vous ». Pierre coordonne également les communiqués de presse tels que nos statistiques mensuelles et nos prévisions trimestrielles. Le passe-temps favori de Pierre consiste à suivre les grands événements de courses automobiles à la télé, tels que le Grand prix de Montréal.


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.