Cocktail au menu du Café ACI : le french 75, une élégance enivrante

Le nom, et l’allure, du french 75 donnent l’impression qu’il s’agit d’un cocktail prétentieux.

Il est souvent servi dans une flûte. Et comme il contient du champagne, les gens s’attendent à payer plus cher. Ils se tiennent le dos droit et sirotent avec élégance ce cocktail servi dans un verre à la forme étrange.

Le champagne est le nom élégant d’une sorte de vin mousseux provenant d’une région spécifique de France, et les autres ingrédients sont le gin, le jus de citron et le sucre – donc aucune extravagance. Toutefois, par une chaude journée, après quelques french 75 débordant d’alcool et de bulles, l’élégance est vite mise de côté.

En fait, l’histoire du cocktail suggère un début plus modeste. Certains croient que ses origines se trouvent dans une version modifiée du tom collins, un mélange de gin, de jus de citron, de sucre et d’eau gazeuse. Il était servi dans un grand verre ordinaire, appelé « verre à gin ». En gros, dans le french 75, on abandonne l’eau gazeuse insipide et on la remplace par du champagne délectable.

Il y a consensus sur le fait qu’un livre de cocktails du Savoy Hotel de Londres a popularisé le cocktail et qu’il a été inventé soit dans un autre bar londonien, soit à Paris. Certains disent qu’il doit son nom aux canons d’artillerie de 75 mm utilisés pendant la Première Guerre mondiale. Si vous êtes un passionné des cocktails ou aimez lire sur le sujet, vous savez que l’origine des cocktails classiques plus anciens n’est pas claire.

Qui que soit l’inventeur du french 75 et quel que soit le lieu de son invention, il est considéré comme étant l’un des meilleurs cocktails classiques servis dans le monde entier. Vous devriez donc l’ajouter à votre répertoire. Encore une fois, les proportions varient un peu selon la recette, alors amusez-vous et essayez quelques variantes (commencez par 1,5 oz de gin). Voici ma recette :

  • 2 oz de dry gin
  • ¾ oz de jus de citron
  • ¾ oz de sirop simple
  • 2 ou 3 oz de vin mousseux sec

Mélangez le gin, le jus de citron et le sirop simple dans un coquetelier avec de la glace, secouez pendant environ 20 secondes et versez dans un verre refroidi de taille décente (il est préférable de ne pas utiliser une flûte à champagne). Ensuite, ajoutez le vin mousseux, selon votre goût (j’utilise du prosecco). Vous pourrez dire à tous vos amis que c’est du champagne et que c’est aussi le cocktail préféré d’un ancien président du conseil d’administration de l’ACI.

Randall a eu le malheur d’être barman à la fin des années 1980, une période officiellement reconnue comme « la déchéance » dans l’histoire des cocktails. Vous souvenez‑vous du fuzzy navel, du téquila sunrise et de l’éventail de boissons à base de noix de coco et de curaçao bleu? La résistance a peut-être été futile contre les Borgs, mais rien ne pouvait faire céder Randall. Il a continué à boire ses manhattans, rob roys et old-fashioneds, bien qu’il n’en ait presque jamais servi au bar.

En tant que vice-président directeur, Réputation, Randall McCauley contribue à façonner l’image de l’ACI et de nos membres auprès du public et des médias. Il a eu une carrière animée en politique au cours de laquelle il a acquis de l’expérience en travaillant sur la Colline du Parlement avec divers hauts fonctionnaires, y compris le premier ministre. Il a aussi supervisé les relations avec le gouvernement fédéral d’une société pharmaceutique et a été le vice-président fondateur de l’Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA). Randall est un ancien entraîneur professionnel, et s’estime presque assez vieux pour s’adonner au golf; il a toutefois encore quelques années devant lui à faire de la planche volante avant de sortir ses bâtons de golf.


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