Bilan de l’année : Un financement hypothécaire en constante mutation

L’année 2016 en fut toute une… certains la qualifieraient même de surréelle. Tout au long du mois de janvier, nous vous ferons part de nos points les plus marquants de l’année qui vient de s’écouler. Si vous désirez y ajouter, n’hésitez pas à le faire dans l’espace réservé aux commentaires ci-dessous.

Même si l’année 2016 passera bientôt à l’arrière-plan, elle fut porteuse d’autres changements aux règlements visant à renverser la vapeur du niveau d’endettement des Canadiens en 2017 et au cours des années suivantes.

Depuis le mois de février 2016, les acheteurs de maison qui ont besoin d’une assurance prêt hypothécaire doivent verser une mise de fonds plus importante s’ils achètent une maison dont le prix se situe dans la fourchette de 500 000 $ à 1 million de $. Puis, depuis octobre, ils doivent également réussir une simulation de crise plus sévère.

En novembre, les règlements financiers à l’égard des prêteurs hypothécaires ont été resserrés davantage – et ont déjà eu pour effet de provoquer une hausse des taux d’intérêt hypothécaires pour les acheteurs de maison qui n’ont pas besoin d’une assurance prêt hypothécaire et dont le prêt hypothécaire est amorti sur plus de 25 ans. Lorsque les autres mesures annoncées à la fin de 2016 entreront en vigueur ce mois-ci, elles exerceront plus de pression à la hausse sur les taux d’intérêt hypothécaires.

Le ministre des Finances Bill Morneau a affirmé qu’il ne compte pas apporter d’autres changements (en anglais seulement) aux règles régissant les prêts hypothécaires. L’ACI s’emploie à lui rappeler sa promesse.

Parallèlement, le gouvernement a entamé des consultations sur le « partage des risques » (soit les « franchises ») concernant les paiements d’indemnités aux prêteurs hypothécaires. Si le « partage des risques » devient une nouvelle politique, les assureurs hypothécaires devront verser aux prêteurs hypothécaires l’équivalent des pertes en cas de défaut, moins la franchise. Le but de ces consultations semble moins axé sur la collecte de commentaires concernant le bien-fondé et l’inopportunité ou la nécessité du « partage des risques » et plus axé sur le calcul précis de la franchise.

Votre association nationale soutient que le gouvernement ne devrait même pas songer à d’autres changements (ou les envisager) avant qu’il se soit écoulé suffisamment de temps pour évaluer l’incidence qu’ont eue les récents changements apportés aux politiques sur les marchés de l’habitation à la grandeur du pays. Dès l’arrivée du printemps, la saison intense du marché de l’habitation, à peine six mois se seront écoulés depuis l’annonce de la nouvelle « simulation de crise ». Encore moins de temps se sera écoulé depuis l’entrée en vigueur d’une série d’autres changements de politique.

Avant d’instaurer encore plus de mesures politiques visant à refroidir les marchés de l’habitation à Toronto et à Vancouver, il serait sage de laisser écouler suffisamment de temps afin de voir comment les récents changements touchent les autres marchés de l’habitation au Canada – notamment lorsque les dépenses de consommation sont l’une des rares choses qui maintiennent l’économie canadienne à flot.

Ancien économiste en chef, Gregory Klump fournissait ses points de vue sur l’état et les perspectives des marchés de l’habitation canadiens aux médias, aux décideurs politiques et aux intervenants du secteur immobilier. En 2017, Greg a célébré son 25e anniversaire en tant que membre de l’équipe de l’ACI. Avide skieur et planchiste en hiver, il est un passionné de l’entraînement en parcours (CrossFit) à l’année.


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