Les prédictions de l’élection fédérale de 2015 : Des résultats « historiques », « remarquables » et « sans précédent »

Je fais fi de toute prudence à l’égard de l’élection de 2015 et vais vous annoncer les résultats.

Je n’irai pas jusqu’à nommer notre prochain premier ministre, mais je suis confiante en prédisant que les journalistes canadiens époussetteront les superlatifs comme « historique », « sans précédent » et « remarquable » dans leurs grands titres des résultats d’élection au lendemain du vote. Laissez-moi vous expliquer pourquoi.

D’abord, regardons M. Harper (Je ne suis « tout simplement pas prête » à parler de Justin). Il en est déjà à son troisième mandat à titre de premier ministre (presque 10 ans, ce qui signifie qu’il est le deuxième premier ministre conservateur de l’histoire à occuper ce poste). Il se trouve également dans la mire d’une « récession technique », un surplus budgétaire qui se volatilise et un scandale de premier ordre. Tous ces facteurs, joints au revirement prévisible de la pendule démocratique à l’égard d’un vote en faveur du changement, signifient de bonnes nouvelles pour le chef conservateur à l’heure actuelle puisqu’on serait porté à croire qu’il se trouverait en fait dans une pire situation. Étonnamment, les sondages semblent indiquer que les conservateurs sont encore dans la course! Le dernier premier ministre canadien à ressortir gagnant de ce genre de déconfiture, contre toute attente, puis à redevenir premier ministre (après une brève interruption cependant) n’est nul autre que sir John A. MacDonald en 1873. Donc, êtes-vous prêts à parier que l’histoire se répétera?

Ensuite, il y a M. Mulcair, chef du NPD. On n’a pas à expliquer que l’élection du NPD pourrait être historique et non, ce n’est pas parce que M. Mulcair porte une barbe (les Mackenzies l’ont devancé il y a quelque temps). C’est parce que le gouvernement fédéral canadien pourrait bientôt avoir son premier ministre démocrate à la barre. Si cela se produit, il est à espérer que la fonction publique fédérale du Canada aura le pied marin, prête à se tourner vers bâbord, probablement en se fiant à de récentes politiques conservatrices et la possibilité que le sénat soit jeté par-dessus bord par la même occasion. Peu importe si vous pensez que ce sera un bonbon ou un bâton, Ottawa risque de nager dans la couleur orange à la fin d’octobre, et non pas seulement en raison de l’Halloween.

Pour terminer, il y a M. Trudeau. Qu’est-ce qui ferait que le parti libéral, parfois appelé le « parti naturellement au pouvoir au Canada », devienne « le gagnant peu probable »? Pour commencer, pendant un bout de temps, le parti semblait se diriger dans le même sens que le parti libéral britannique… « une minute, quoi? le parti libéral britannique? »… c’est exact. Ce n’est pas bon signe que le parti « naturellement au pouvoir » au Canada ait aussi peu de sièges que le nombre de députés indépendants siégeant à la Chambre des communes, comme c’était le cas lors du déclenchement des élections. Si se diriger vers l’obsolescence n’était pas un obstacle suffisant, aucun parti dans l’histoire du pays n’est jamais passé de la troisième place à la première place. Ajoutez à cela certaines publicités assez efficaces du parti conservateur, bien avant le déclenchement de l’élection. S’il arrivait que Justin forme un gouvernement quelconque en 2015, ce serait le retour politique le plus important que le Canada ait jamais vu… eh! bien, probablement du jamais vu.

Ajoutons à toute cette fanfare que nous traversons la campagne électorale moderne la plus longue dans l’histoire du Canada. On note l’absence de tout parti séparatiste déterminé à remporter des sièges pour la première fois en plus de 20 ans, la frénésie des médias sociaux, deux nouveaux chefs de parti qui n’ont pas fait leurs preuves durant des campagnes électorales fédérales, les sous-courants changeants de la politique provinciale, et toute une série de problèmes liés aux boîtes de scrutin. Donc, si quelqu’un vous dit qu’il sait comment tout va se dérouler et qu’il est confiant que M. Untel va gagner, n’en croyez pas un mot. L’élection de 2015 commence à devenir très intéressante et le restera fort probablement.

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Notre ancienne gestionnaire des relations gouvernementales, Anna Laurence a appuyé les initiatives des affaires fédérales de l’ACI, assuré la liaison avec le comité des affaires fédérales et aidé les membres dans les grands enjeux de défense des intérêts. Avant de se joindre à l’ACI, Anna a été l’une des 10 jeunes professionnels sélectionnés à l’échelle du Canada en vue de travailler avec les députés du gouvernement et de l’opposition dans le cadre du prestigieux Programme de stages parlementaires. Elle demeure active en pratiquant l’escrime, l’équitation et le cyclisme, ainsi qu’en jouant au soccer.


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