Évaluations immobilières au temps de la COVID-19 : comment les choses ont changé

À l’instar des courtiers et agents immobiliers, les évaluateurs comptent beaucoup sur leurs sens lors de l’analyse d’une propriété. De nombreux professionnels de l’immobilier comptent sur les évaluateurs désignés de l’Institut canadien des évaluateurs (ICE) pour effectuer des évaluations professionnelles, complètes et impartiales afin de les aider à prendre des décisions éclairées en matière d’immobilier résidentiel et commercial.

Alors, que se passe-t-il lorsque deux sens essentiels – à savoir l’odorat et la vue – sont soustraits de l’équation? La pandémie de la COVID-19 a eu pour effet de limiter la façon dont les évaluateurs à travers le Canada peuvent évaluer une propriété. La question suivante se pose donc : avec les nouvelles directives sévères en matière de distanciation sociale, les évaluateurs peuvent-ils faire leur travail de façon efficace?

Keith Lancastle, le chef de direction de l’ICE, semble être d’avis que oui, et ce, même s’il a fallu radicalement modifier les méthodes d’évaluation au cours des premiers mois de la pandémie.

« Dès le départ, quand les changements sont survenus, nous avons examiné les possibilités qui s’offraient à nos membres pour qu’ils n’aient pas à entrer dans les résidences », a dit M. Lancastle.

« Il est étonnant de voir à quel point nous comptons sur tous nos sens lors de la prise d’une décision. Par exemple, on détecte une odeur de moisi dès qu’on entre dans une résidence. On se met donc à fouiller, puis on trouve de la moisissure. On peut aussi trouver des problèmes liés aux odeurs d’animaux de compagnie ou à la fumée, ou encore de petites rayures sur les planchers de bois franc – autant de choses qui peuvent faire une différence. Dans l’ensemble, il serait juste de dire que la nouvelle façon d’évaluer une propriété convient assez bien à la plupart des personnes dans la plupart des situations, mais il n’y a rien de mieux qu’une évaluation sur place. »

L’ICE a toujours pu compter sur les données de tiers pour les évaluations, données qui sont maintenant d’une valeur inestimable. Les documents de référence tels que les photos des systèmes MLS® des chambres immobilières, les données sur l’évaluation foncière provenant de la Municipal Property Assessment Corporation, ainsi que les photos et les vidéos des propriétaires ont permis aux évaluateurs de réaliser des observations externes sans avoir à mettre le pied dans une propriété.

« Nous ne voulions pas que le processus d’évaluation soit le goulot d’étranglement de l’ensemble la transaction immobilière. Du même souffle, nous reconnaissons que nos membres courent un risque d’exposition, tout comme les courtiers et agents immobiliers, alors il fallait établir un équilibre entre les directives de la santé publique et le désir de faire avancer les choses. »

L’ICE compte quelque 5 000 membres, représentant environ 80 % des évaluateurs à la grandeur du pays. Ils fournissent des services d’évaluation sur tous les types de biens, y compris : résidentiel, commercial, rural et institutionnel.

À l’ère de la COVID-19, M. Lancastle a affirmé que les évaluateurs désignés par l’ICE peuvent aider les professionnels de l’immobilier à répondre à des questions courantes que les clients peuvent se poser, telles que :

  • Que faire lorsque la période de report des paiements hypothécaires arrive à échéance?
  • Comment puis-je obtenir du financement grâce à la valeur nette de ma propriété?
  • La valeur de ma propriété a-t-elle augmenté ou diminué?
  • Est-ce le meilleur moment d’acheter ou devrais-je attendre?
  • Quelle est la valeur réelle de la propriété que je souhaite acheter?
  • Quelle est la meilleure approche à adopter – rénover ou agrandir ma propriété – compte tenu du fait que je travaille à la propriété ou qu’on est plus nombreux?

M. Lancastle a dit que les évaluateurs désignés par l’ICE peuvent fournir des évaluations pour le financement, le refinancement, les rénovations, les ajouts ou les agrandissements, et pour aider à établir la valeur marchande avant la vente.

Si vous souhaitez retenir les services d’un évaluateur désigné par l’ICE, profitez de ces conseils de M. Lancastle :

  • Demandez à l’évaluateur son titre professionnel. Assurez-vous que l’évaluateur est membre d’une association professionnelle de bonne réputation telle que l’Institut canadien des évaluateurs. Visitez AICanada.ca pour « Trouver un évaluateur ».
  • Demandez à l’évaluateur professionnel de vous faire part de ses qualifications; assurez-vous que le membre de l’ICE est titulaire du titre Accredited Appraiser Canadian Institute (AACI) ou du titre Canadian Residential Appraiser (CRA) ou qu’il est un membre stagiaire de l’ICE.
  • Demandez à l’évaluateur professionnel de vous faire part de l’expérience et de l’expertise qu’il possède en évaluation de votre type de propriété.

Quant aux prochaines étapes, à mesure que le déconfinement se poursuit à la grandeur du pays, M. Lancastle recommande d’abord et avant tout aux évaluateurs de suivre les directives de la santé publique. Il a dit que l’ICE limitera les contacts interpersonnels pour l’« avenir prévisible ».

« Ceux qui s’adaptent et qui cherchent des occasions vont réussir, et je crois que cela s’applique à tout le monde. Je suis satisfait de la façon dont nous avons pu aider nos membres à s’adapter et les soutenir pendant tout ce processus. Sans cette capacité de nous adapter, les choses auraient étaient très différentes. »

L’équipe du Café ACI est responsable du blogue officiel de L’Association canadienne de l’immeuble (ACI). Le blogue est un endroit chaleureux où l’ACI peut communiquer amicalement avec ses membres et lecteurs en leur faisant part de ses idées et perspectives tout en prenant une tasse de café virtuelle.


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