Les mythes et les réalités de l’immobilier

Nombreuses sont les idées préconçues entretenues par des acheteurs au Canada sur le secteur immobilier. Voici quelques exemples d’idées reçues :

Mythe Réalité
Il n’est pas nécessaire de dépersonnaliser une propriété avant une visite libre. La valorisation peut faciliter la vente d’une maison. En retirant les effets personnels et en créant un espace neutre et agréable, vous aiderez les acheteurs à s’imaginer y vivre. Vous pouvez encourager vos clients à se tourner vers la mise en valeur virtuelle.
Toute rénovation augmente la valeur d’une propriété. Dans les maisons patrimoniales, certains détails originaux plaisent aux acheteurs. Dites donc à vos clients de déposer leur masse avant qu’ils ne commettent l’un de ces faux pas.
Plus longtemps une propriété est sur le marché, plus il est facile de négocier un meilleur prix. C’est peut-être vrai dans certains cas, mais cela dépend de la raison pour laquelle la propriété ne se vend pas. Son prix est-il trop élevé? Y a-t-il un problème avec la propriété? Le propriétaire-vendeur a-t-il établi des conditions? En tant que courtier ou agent, vous pouvez mettre vos compétences à contribution pendant le processus de négociation.

Nous avons demandé à des courtiers et agents membres de l’ACI de déboulonner d’autres mythes tenaces sur l’immobilier. Vous pouvez partager leurs réponses avec vos amis, votre famille et vos clients pour les aider à mieux comprendre notre secteur.

Mythe : Pas besoin d’obtenir une préapprobation hypothécaire avant d’avoir trouvé la propriété parfaite.

Réalité : Une préapprobation donne un avantage à vos clients.

« L’offre de logements au Canada a atteint un creux record. Beaucoup de propriétés font l’objet d’offres multiples; si vos clients n’ont pas entrepris le processus de préapprobation, ils pourraient être désavantagés », explique Tracey Rudolph, agente immobilière en Nouvelle-Écosse.

Si vous attendez de présenter une offre ou de négocier le prix pour obtenir la préapprobation, vous aurez peut-être une mauvaise surprise.

Mme Rudolph explique que la préapprobation vous donne une longueur d’avance pendant le processus d’achat. Les propriétaires-vendeurs trouveront votre offre plus intéressante, et vous saurez la marge de manœuvre dont vous disposez pour négocier.

« Vous aurez la situation en main et pourrez présenter une offre avec confiance, en plus de vous épargner au bout du compte bien des inquiétudes, des regrets et du stress. Tout le monde y gagne », ajoute-t-elle.

CONSEIL : Transmettez les conseils aux acheteurs de REALTOR.ca à vos clients pour les aider à se préparer au processus.

Mythe : Les propriétés de qualité se vendent toutes seules.

Réalité : Si certaines propriétés semblent se vendre toutes seules dans les marchés actifs, ce n’est pas le cas.

Toutes les demeures, peu importe leurs caractéristiques et la conjoncture du marché, doivent être mises en marché efficacement.

« Des clients me disent souvent en visitant une propriété qu’ils sont surpris de l’aimer, parce que les photos et le matériel de promotion ne la mettaient pas en valeur », explique Tim Ayres, agent immobilier de la Colombie-Britannique. « Un courtier ou un agent immobilier professionnel et expérimenté consacrera les fonds nécessaires à bien promouvoir la propriété : photos professionnelles à haute résolution, vidéos et visites virtuelles en 3D ne sont que quelques exemples des moyens à sa disposition. »

« La connaissance du marché est également importante, continue-t-il. Même dans un marché actif, une propriété trop chère n’attirera pas l’attention qu’elle mérite! » 

Pour en savoir plus sur la préparation d’une propriété à la vente :

Mythe : On peut se passer de faire inspecter la propriété.

Réalité : La réponse courte, c’est que cela dépend.

« Je conviens qu’on peut se passer dans certains cas d’une inspection professionnelle, par exemple quand l’acheteur est entrepreneur et peut inspecter la propriété lui-même, mais c’est plutôt rare », explique Rachel Gagnon, agente immobilière en Ontario. « Je ne dis pas non plus que l’avis de votre oncle Bob, qui fait des rénovations de temps à autre la fin de semaine, peut remplacer l’expertise d’un inspecteur compétent qui évalue des propriétés chaque jour et qui sait ce à quoi il doit porter attention. »

Mme Gagnon voit souvent des acheteurs tentés de se priver d’inspection quand une propriété fait l’objet d’offres multiples supérieures au prix demandé. Dans ce cas, une offre inconditionnelle aura l’avantage sur une offre identique assortie d’une condition d’inspection. Elle ne conseille toutefois pas à ses clients de sauter cette étape.

« Je leur recommande alors de faire inspecter la propriété avant de présenter une offre. Bien qu’ils risquent de perdre l’argent investi dans l’inspection si leur offre n’est pas retenue, ils ont au moins présenté celle-ci en connaissance de cause », explique-t-elle.

Bien entendu, les clients n’ont pas à procéder ainsi pour chaque propriété. Comme courtier ou agent immobilier, vous pouvez les aider à déterminer dans quels cas ils ont intérêt à appliquer cette stratégie afin de rester concurrentiels.

Y a-t-il d’autres mythes sur l’immobilier que vous aimeriez déboulonner? Faites-nous-en part dans la section Commentaires.

Sarah Doktor a été journaliste d’une petite ville et éditrice nationale en ligne, et elle apporte cette expérience à L’Association canadienne de l’immeuble, où elle occupe le poste de conseillère, au service des communications. Elle facilite le dialogue entre l’ACI, les membres, les chambres immobilières, les associations et le public par l’entremise de nos communautés en ligne. Elle coordonne également le contenu qui vous est présenté ici, au Café ACI. Dans ses temps libres, elle va au gym, fait de la course à pied sur sentiers ou regarde Netflix avec son chat, Libby.


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